Eradication du virus et réparation des dégâts causés

Biologique


Lymphocyte T et immunité acquise    La destruction des cellules infectéesVeuillez cliquer sur les images pour les agrandir


L’objectif est de démontrer par quels procédés les virus sont éradiqués du système :


Analyse du document de gauche :
Il s'agit d'un document montrant les résultats expérimentaux estimant le pourcentage de destruction cellulaire par les lymphocytes T in vitro dans différentes conditions. La destruction cellulaire est estimée par la quantité de chrome radioactif libérée dans la solution. Le pourcentage de chrome radioactif libéré est similaire (environ 30%) pour les lots 2, 3 et 4. Il n'y a donc pas de destruction cellulaire dans ces lots (c'est une libération spontanée du chrome). Il est deux fois plus important pour le lot 1 (61%). Il y a donc eu destruction cellulaire dans ce cas.

Comparaison culture 3/culture 4 : Ces deux cultures comprennent des cellules non infectées par le virus. On ajoute des lymphocytes T, extraits d'une souris au contact du virus 9 jours auparavant dans la culture 3 tandis que les lymphocytes T ajoutées dans la culture 4 proviennent d'une souris saine. On en déduit que les cellules non infectées ne sont pas détruites par les lymphocytes T que ceux-ci aient ou non rencontrés le virus auparavant.

Comparaison culture1/culture 3 : Dans ces 2 cas, les lymphocytes T proviennent d'une souris  mise en contact avec le virus mais les cellules sont non infectées pour le lot 3 et infectées pour le lot 1.On en déduit qu'il y a destruction des cellules par les lymphocytes T seulement si celles-ci sont infectées par le virus.

Comparaison culture 1/culture 2 : ces deux lots comprennent des cellules infectées par le virus de la chorioméningite. Pour la culture 1, les LT ajoutés proviennent de souris préalablement infectées par le même virus mais pour la culture 2 les LT proviennent d'une souris non infectées. On constate que les LT détruisent les cellules infectées par le virus seulement si les LT ont été, au préalable, au contact du même virus (=antigène). On en déduit que les LT acquièrent la capacité de détruire les cellules infectées par un antigène s'ils l'ont rencontrés auparavant.
Ainsi, in vitro, les LT détruisent les cellules infectées par un virus mais pas les cellules saines. Pour qu'il y ait destruction des cellules infectées, il est nécessaire que les LT aient déjà rencontrés le même virus (antigène). Ils sont alors activés et acquièrent alors en quelques jours leur ''pouvoir destructeur'' contre cet antigène. La destruction des cellules infectées par les LT fait donc bien partie de l’immunité acquise.

Analyse du document de droite :
On observe une cellule infecté. A la surface de celle-ci des lymphocytes T8 sont venu se fixer. On remarque que ces lymphocytes sont parfaitement emboités sur la cellule. On peut donc supposer que la cellule possède une sorte de marqueur, une protéine, qui lui est spécifique et qui lui permet de se défendre.  Ainsi, quand une cellule est infectée, elle exprime en plus à sa surface des protéines ou fragments de protéines virales. Les LT8 détectent ces molécules virales à la surface des cellules infectées grâce à leur récepteur T. C'est le contact spécifique récepteur T/protéine viral exposée sur les cellules infectées qui déclenche la destruction de celles-ci.

Conclusion :
La destruction in vitro de cellules infectées par un virus par des lymphocytes T prélevés chez une souris nécessite la sensibilisation de celle-ci contre le même virus. Les cellules infectées présentent en surface des fragments de protéine virale dont la reconnaissance se fit par populations de lymphocytes T. Cette reconnaissance conduit a la destruction des cellules infectées, par contact avec des lymphocytes T, appelés lymphocytes T8 cytoxyques. Afin de détruire la cellule infectée par le virus, le processus de la phagocytose intervient. Cela consiste à ingérer la cellule infecté.


Schéma n°9 : Le déroulement de la phagocytose
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Informatique

Le principal moyen de supprimer un virus d'un système est par l'utilisation d antivirus. Le logiciel antivirus va d’abord chercher à détecter le virus puis une fois le virus détecté, que ce soit en mémoire ou sur le disque dur, il faut le supprimer. Il est impossible de supprimer un virus dans le cas de virus avec recouvrement : un tel virus détruit une partie du programme sain lors de sa duplication. Cela reviendrait à tenter de réparer une cellule humaine qui aurait été tué suite à une contamination. La seule solution est la destruction des fichiers infectés. Pour les autres, il faut savoir très précisément où est localisé, dans le fichier, le virus en question sachant qu'il peut être composé de plusieurs parties, ensuite il faut le supprimer, et enfin aller chercher la partie du programme dont le virus avait pris la place et la restaurer. Toutes ces manipulations nécessitent une connaissance parfaite du virus et de son mode d'action par l'antivirus. Cette éradication se faisant par une recherche (du virus, de la partie déplacée), toutes les caractéristiques des différents virus doivent être répertoriées dans la base de données de l'antivirus en effectuant le plus régulièrement possible des mises à jour de celui-ci. 

Pour supprimer le virus, l'antivirus cherche donc un programme qui serait constitué des mêmes algorithmes que sa base de donnée contient, et une fois celui-ci détecté, le logiciel se charge donc de restaurer le programme.


Lorsque le virus s’est ajouté au programme comme ci-contre, l'antivirus peux facilement supprimer le virus car il n a pas endommager le programme hôte.

 

 

 

 

 

 

Cependant lorsque le virus s’est incéré dans le programme, image ci-contre, celui-ci est endommagé et l'antivirus doit donc reconstituer le programme d’origine, tâche plus complexe pour l'antivirus. Si le programme est trop endommagé, il est alors impossible pour l’antivirus d’effectuer son rôle.

Exemple de fonctionnement d'un virus

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Autre exemple de fonctionnement d'un virus

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Synthèse : Plus le nombre de cellules ou de programmes endommagés est grand plus les conséquences sont grave et donc plus il est difficile de réparer les dégâts. Il existe dans le monde du vivant et le monde technologique des moyens de se défendre des virus : le système immunitaire et l’antivirus. Ils agissent dans la plupart des cas de la même manière : en supprimant la cellule ou le programme endommagé. Parfois dans le monde de l informatique, lorsque le virus n’a pas cherché à se dissimuler au sain du programme en suppriment les donnés de celui-ci, le virus peut être supprimé sans le programme sur lequel il s’était agrippé.

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